Vendée Globe – Jour 41 : Les moments forts du 20 décembre – Duel dans le Sud

décembre 21, 2012 12:23
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Revivez les temps forts du jeudi 20 décembre, 41ème jour de course sur le Vendée Globe 2012-2013.
Quarante jours qu’ils sont en mer, qu’ils doivent composer avec une certaine solitude… Les navigateurs du Vendée Globe sont maintenant plus ou moins à la mi-course. En tête de flotte, les pensées se tournent vers le cap Horn. Mais il reste encore le plus grand des déserts liquides à traverser.

Les deux leaders foncent à vive allure vers la première porte des glaces de l’océan Pacifique. En passant au sud des îles Auckland, le tandem Gabart — Le Cléac’h n’a pas hésité à traverser le plateau de Campbell. Au risque de rencontrer une mer comme défoncée par un tractopelle fou. La raison en est simple : sur la limite ouest du plateau, les fonds remontent brusquement de plus de 3000 mètres à moins de 500 mètres. Cette brusque variation de la profondeur entraine ipso facto une diminution de la longueur d’onde de la houle. La mer y devient abrupte, difficile à négocier. A bord de Banque Populaire, Armel Le Cléac’h a même dû se coltiner de reprendre la barre, malgré les vagues qui passaient régulièrement par dessus la casquette du roof. Mais il est parfois des conditions où le toucher de barre d’un marin est bien plus réactif qu’un pilote automatique, aussi sophistiqué soit-il. Quoi qu’il en soit, les deux leaders naviguent toujours bord à bord, comme en témoigne la vidéo de François Gabart (MACIF) où l’on peut, entre deux vagues, apercevoir la voile de son adversaire.
Empannages sous haute tension
Derrière le duo de tête, l’objectif est avant tout de limiter les dégâts. De Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3), aux prises avec une mer qu’il qualifiait lui-même de particulièrement difficile, à Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered), tous vont devoir composer avec une mer croisée, ainsi qu’un régime général de vents orientés plein ouest, obligeant les uns comme les autres à multiplier les empannages. Or, s’il est une manœuvre particulièrement scabreuse par vent fort, c’est bien celle-ci. Un passage de la bôme non maitrisé et ce sont, dans le meilleur des cas, les lattes de grand-voile qui cassent. Au pire, on peut endommager l’espar lui-même, voire même risquer le démâtage. On comprend que dans ces conditions les navigateurs multiplient les précautions : parfois ils iront prendre des ris pour réduire la surface de la grand-voile et dans certaines conditions, les navigateurs préfèrent parfois passer par un virement de bord face au vent plutôt que de tenter le lof pour lof. Dans le grand jeu tactique qui oppose les poursuivants entre eux, Alex Thomson (Hugo Boss) a choisi de s’éloigner de la route de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) en se décalant vers le nord-est, au prix d’un double empannage. Le navigateur britannique, qui présente un très léger déficit de vitesse sur son homologue suisse, joue la carte de l’option de navigation pour conserver sa quatrième place. Jean-Pierre Dick a, lui, aussi décidé de remonter vers le nord-est pour essayer d’accrocher la queue du régime de nord-ouest qui propulse les deux premiers.
Resserrement
A l’avant du peloton, Jean Le Cam (SynerCiel) pousse les feux pour tenter de rester le plus longtemps possible dans le régime de nord-ouest précédant le front qui le rattrape. Le navigateur breton a laissé quelques plumes dans la traversée de la dorsale et voit, bien malgré lui, ses poursuivants revenir à moins de 120 milles de son tableau arrière. Mike Golding (Gamesa), Dominique Wavre (Mirabaud) et Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered) sont les principaux bénéficiaires de l’opération. A noter que le Majorquin est revenu, en une semaine, au contact immédiat du peloton et que son pari de réussir un tour du monde en course sans utilisation d’énergie fossile risque de bouleverser la donne des éditions à venir. Arnaud Boissières (Akena Vérandas) semble, quant à lui, prendre de plus en plus de plaisir à mesure qu’il laboure les mers du Sud. Plus à l’arrière, la situation est un peu plus compliquée pour Bertrand de Broc (Votre Nom autour Monde avec EDM Projets), Tanguy de Lamotte (Initiatives-cœur) et Alessandro Di Benedetto (Team Plastique), aux prises avec un anticyclone qui se reconstitue sur eux. Heureusement, ces trois-là ont le plaisir de naviguer chevillé au corps.

Le Vendée Globe 2012 est la course autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance qui passe par les trois caps, le Cap de Bonne Espérance, le Cap Leeuwin et le Cap Horn.

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