Tour de France à la voile: La tactique de la gauche / 20 juillet 2013

juillet 22, 2013 8:53
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Il fallait aller à gauche aujourd’hui, c’est Maxime Paul, le régleur de Groupama 34 qui le dit : « c’était bâbord obligatoire ! » Talonné par des Omanais en grande forme, son équipage a dominé les deux parcours techniques disputés devant le port espagnol.
« Il fallait aller vraiment à terre, à gauche du plan d’eau. Et pour pouvoir y aller, il fallait très bien partir, » poursuit Paul. Conditions idéales, une petite dizaine de nœuds d’est sur une mer plate, un grand soleil et des départs très disputés : un rappel général est d’ailleurs sifflé sur la première manche, qui part finalement sous pavillon noir.

Les bateaux qui démarrent dégagés s’en sortent tout de suite mieux et peuvent choisir le côté favorable du plan d’eau. Ça marche pour Groupama 34 et OmanSail, qui prennent respectivement les deux premières places des deux manches. « C’est une belle journée et je l’apprécie à sa juste valeur, » affirme Cédric Pouligny, discret skipper d’OmanSail. Ça marche aussi pour les Nantais de Corentin Douguet qui complètent le podium sur la première, et les Bretons de Nicolas Troussel qui prennent la troisième place de la seconde.

D’autres comme TPM-Coych doivent s’éloigner à droite mais s’en sortent bien puisque les jeunes sudistes prennent deux places de cinq. « Nous n’avons pas fait tout à fait réalisé ce que nous voulions sur les premiers bords de près » explique leur nouveau tacticien Martin Le Pape. « On a dû se recadrer à droite pour ne pas être dans les fumées des autres. »

Le Tour quitte l’Espagne demain avec une étape de 57 milles et de coefficient 2 vers Guissan dans l’Aude. Cammas, toujours avec le spi bleu du leader. Le spi rouge change de main, c’est désormais Oman Sail qui le porte après sa belle journée de parcours techniques.

Les prévisions de vent pour demain sont très faibles le matin et une brise thermique est attendue en milieu de journée. « Deux parties sur ce parcours, » explique le directeur de course Christophe Gaumont. « La première longe les falaises pour franchir les caps catalans Creux, Cerbère et Béar. Puis la côte du Roussillon s’aplanit jusque l’arrivée en début de nuit à Gruissan. »

Pour cette première étape de large méditerranéenne, il faudra se méfier du vent aléatoire et des transitions, plus techniques et plus fréquentes qu’en Atlantique. Une navigation délicate dont le départ est prévu à 9h mais qui commencera éventuellement par un convoyage moteur si le thermique tarde à s’établir.